Là encore, je cède la parole à Michel Caillard :
Entre XVIIème et début du XXème siècle vint le temps du "château", celui des Hauldres : les toits d'ardoise et les lucarnes de son ultime avatar sont encore visibles au cœur du domaine. Marie Gargan fut l'une de ces "châtelaines" : veuve d'un "conseiller du Roy", elle fonda en 1679 une école paroissiale "pour l'instruction des enfans" des deux sexes; gratuite, elle la confia à un "maître…laïque…de bonne vie et mœurs", chargé de traiter "doucement" les écoliers et de leur "monstrer à lire, escrire et chanter à l'église".
Rythmée par les cloches de cette dernière, l'existence dans le domaine s'animait surtout à la belle saison, avec la venue des propriétaires ordinairement parisiens, et de leurs proches, bourgeois aisés, ecclésiastiques — tel l'oratorien Jean-Baptiste du Hamel, secrétaire perpétuel de l'Académie Royale des Sciences, sous Louis XIV — ou aristocrates, à l'image de cette comtesse de la Vieuville dont les chevaux et tableaux furent confisqués en 1793. De mai à octobre, pour l'entretien du parc et de l'orangerie, et pour le service des "maîtres" s'activaient jardiniers, cuisiniers, cochers et autre domestiques, logés dans les "communs" ou sous les toits : un Charles Sabé, "valet de chambre" de la susdite comtesse, qui perdit en septembre 1770 son nouveau-né, puis son épouse de vingt-sept ans ou, un siècle plus tard, un Prosper Marquignon, "jardinier" et père de cinq enfants dont les cris, les rires et les jeux durent résonner dans le parc.

On pense aussi à Lenormand d'Etiolles, et à la Pompadour…mais la beauté des photos de Valérie ne peut faire oublier que notre château manque d'entretien et de ravalement…Nous entrons dans une ère cruelle pour le patrimoine. Consolons nous avec un petit Divertimento de Mozart (Lodronische Nachtmusic, Academy of Saint Martin in the Fields).





Le château.
Saulchoir Etiolles IUFM Monastère dominicain





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