Chez Michel

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La Compagnie l’Eygurande est une compagnie dramatique professionnelle fondée en 1989 par Jean-Louis Mercuzot et Isabella Keiser. Elle développe un travail de recherche artistique centré sur l’idée que le théâtre est un outil de compréhension du monde et des rapports entre les êtres.
A ce titre, son action est civique, engagée, et se préoccupe de l’accès du public au théâtre : ce lien avec le public est au cœur de ses cheminements.
La Compagnie l’Eygurande mène un projet de développement culturel en lien avec ses créations théâtrales, en Ile-de-France à Evry, capitale de l'Essonne, et en Bourgogne, à Missery, nouveau nombril du monde de la création théâtrale sous le regard des habitants et de la gent bovine de l'Auxois-morvan !

Extrait du site http://eygurande.net/

En résidence à Evry, au Théâtre du Coin des Mondes - place Victor Hugo – depuis quelques années, Jean Louis Mercuzot, Isabella Keiser et l'équipe artistique  ont décidé de se consacrer en priorité à la diffusion de la culture au sein des populations habituellement éloignées du théâtre, aux gens qui considèrent que « le théâtre ce n'est pas pour eux » mais est réservé à une « élite » dont ils estiment ne pas faire partie.
Le travail mené depuis de nombreuses années par la compagnie est centré sur l'idée que le théâtre est un outil et un moyen de comprendre à la fois le monde dans lequel nous vivons et les rapports que nous entretenons les uns avec les autres. Le théâtre tel que le conçoivent Isabella Keiser et Jean-Louis Mercuzot ne se situe pas en dehors du monde, mais contribue bien au contraire à l'exprimer sous une forme symbolique; il doit permettre à une communauté d'accéder au sens et de donner du sens à la vie collective. Il s'ancre dans le quotidien et n'a pas vocation à se figer dans la tradition.
La culture est ainsi conçue comme un élément indispensable de la démocratie afin que personne ne reste sur le bas-côté dans le processus de circulation des idées.

L'action culturelle est un facteur essentiel pour créer ce fameux "lien social" dont on s'accorde à dire qu'il se perd, se dilue.
A ce titre, le théâtre à domicile est une des actions conduites sur la ville et l'agglomération d'Evry : la possibilité d'accueillir gratuitement chez soi un spectacle conçu pour être joué même dans un petit appartement.
Une action menée dans les quartiers relevant de la politique de la ville (en Zone Urbaine Sensible) en concertation avec la ville et les bailleurs sociaux.
En plus des  spectacles donnés au Théâtre du Coin des Mondes, à Evry et à la Fabrique, en Bourgogne, la Compagnie mène diverses autres actions sur la ville d'Evry, auprès des habitants :

-un atelier théâtre hebdomadaire pour adultes, au Théâtre du Coin des Mondes
- les ateliers théâtre de la MJC d’Évry Village.
- les mardis de la parole, en partenariat avec les Amis de l'Eygurande.
- des moments privilègiés d'échanges avec l'équipe artistique de l'Eygu-
rande, autour de lectures, débats, rencontres.

- des expositions.

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L'atelier théâtre
JANVIER 2011 :


Cet atelier, encadré par une comédienne professionnelle de la compagnie, Myriam Gabaut, a lieu une fois par semaine, le lundi de 19 h30 à 21 heures 30 au Théâtre du Coin des Mondes.

Depuis le début octobre, notre groupe d'une quinzaine d'adultes de tous âges travaille sous sa direction : certains d'entre nous participent à cet atelier depuis un ou deux ans, voire trois ou quatre, mais près de la moitié sont des nouveaux et la majorité d'entre eux n'a pas encore d'expérience théâtrale. Néanmoins nous sommes tous - jeunes et moins jeunes - animés par la même volonté et le même désir de  jouer. 

Après une première période consacrée pour l'essentiel à différents exercices  et  activités  d' improvisation destinés à nous familiariser avec le lieu, l'espace, mais aussi et surtout, à nous connaître les uns  les autres et mieux nous connaître nous-mêmes, nous avons entamé en décembre le travail sur la pièce que nous jouerons en fin d'année : Le Fils , d'un auteur contemporain (né en 1957) Christian Rullier 1.

Au début de l'atelier certains participants sont venus une fois ou deux  « pour voir », puis ont choisi d'abandonner,  parce que le travail proposé ne leur convenait pas ou ne correspondait pas à leurs représentations. Peut-être auraient-ils auraient  préféré « jouer » tout de suite,  ou peut-être imaginaient-ils  autre chose que des exercices sur le déplacement dans l'espace, le contact avec les autres, les brèves improvisations, le mime, etc.

Le travail de lecture du texte choisi par Myriam Gabaut  a commencé dès fin-novembre début décembre.
Deux séances y ont été consacrées avant les congés de Noël : lecture à haute voix  du texte, lecture destinée à la découverte de l'histoire, à la découverte des cent (!) personnages qui, témoignant à tour de rôle, racontent  la vie et tracent le portrait de ce Fils, un écrivain cyclothymique, débauché et caméléon, qui n'apparaît pas sur scène.
Là encore, certains rebutés par le texte, sa forme et sa structure, le style de l'auteur, sa crudité parfois, ont préféré renoncer. 
 
Depuis, le groupe s'est définitivement stabilisé et nous sommes désormais quatorze pour jouer la soixantaine de rôles retenus : un autre travail - effectué par la responsable de l'atelier qui sera également la metteure en scène — et donc la « Chef » —  a été en effet de choisir et d'éliminer  un certain nombre de témoignages, d'élaguer le texte.
Chacun de nous aura en définitive quatre ou cinq monologues ou dialogues à mémoriser et à interpréter.

Ce travail de mémorisation a commencé pendant les congés de Noël.

Mais le chemin à parcourir est tellement long et semé d'embûches entre le moment où on a l'impression de « connaître son texte par coeur » et le moment où on est en mesure de le « jouer », qui plus est devant un public !
Mais il (nous) reste encore cinq mois pour y parvenir ...

FÉVRIER 2011 :


Voilà  maintenant 5 mois que nous nous réunissons tous les lundis soir et depuis le début janvier nous  travaillons vraiment avec le texte de Christian Rullier.

En attendant le « grand moment » d'émotion et de plaisir que sera pour nous tous le jeu de cette pièce, chaque lundi soir, nous reprenons le texte, le récitons, le jouons et  réfléchissons  collectivement à la meilleure façon de le mettre en scène. A force de nous retrouver chaque semaine, nous commençons à mieux nous connaître, à nous faire confiance.

Travail collectif,  moments de partage et d'échange…


A ce moment de l'année, chacun connaît sa partition, est en mesure de la jouer plus ou moins bien et le travail devient beaucoup plus précis.
Myriam Gabaut nous demande chaque semaine de dire notre texte de façon neutre de manière à vérifier l'enchaînement des scènes que nous avons retenues et leur cohérence du point de vue de la narration et de la mise en scène : il n'est en effet pas question pour nous de jouer à quatorze  les cent personnages !
Elle nous demande aussi, bien entendu, de jouer le texte tel que nous ressentons le personnage, tel que nous souhaitons, ou pouvons,  l'exprimer  avec les moyens dont nous disposons.
A elle, LE metteur en scène, de nous dire si cela a du sens, si ce que nous souhaitons exprimer est perceptible et perçu.
Sur le plateau, c'est en effet elle  la «chef », c'est elle qui décide et nous fait trouver ce qu'elle attend de chacun d'entre nous.  Elle nous demande ainsi très souvent de jouer plusieurs fois de suite la même scène en variant notre position sur le plateau, l'intonation, l'émotion que nous souhaitons communiquer jusqu'à ce que nous  parvenions à produire  ce qu'elle attend, sans pour autant porter de jugement. Car il ne s'agit pas de jouer «bien» ou «mal » , d'être «bon» ou «mauvais» , il s'agit de jouer «juste». 
Attitude qui surprend au départ, tant cela ne semble pas correspondre à sa nature ; ouverte aux autres, à leur écoute en temps ordinaire, elle fait preuve d'autorité car elle sait où elle veut nous conduire alors que nous n'en avons pas(toujours ou tout à fait) conscience.
Certains d'entre nous éprouvent  un peu de difficulté avec cette attitude et tentent de défendre leur point de vue ou de discuter celui que Myriam présente et fait finalement prévaloir.
Discussions rapidement terminées par un  ferme « Sur un plateau, il ne peut y avoir plusieurs personnes qui décident! »
C'est elle, comédienne professionnelle, qui a l'expérience de la scène et du théâtre et nous nous devons de lui accorder notre confiance si nous voulons cheminer ensemble !
En revanche, elle ne nous donne, jusqu'à présent, que relativement peu d'indications sur le jeu de scène; à nous de trouver et de mettre en  cohérence paroles et gestes. La suggestion d'une attitude, d'un accessoire (un sac à main, un chapeau, une blouse, etc.) est là pour  nous aider à «construire» le personnage.
De même, nous devons dès à présent nous préoccuper des costumes ce qui n'est pas une mince affaire étant donné que les personnages  présents sur scène apparaissent à diverses époques, entre les années 40 et nos jours. En plus de ces différents costumes que chacun de nous doit imaginer et trouver pour ses personnages, la réflexion porte sur la façon de nous habiller au fil des tableaux  car nous n'aurons pas forcément le temps de nous déshabiller et rhabiller complètement entre deux apparitions sur scène !
Les décors que nous imaginons au fur et à mesure que nous progressons dans notre travail doivent également être simples, légers et rapides à mettre en place.
Nous avons ainsi prévu d'aller faire des photos dans la ville d'Evry  afin de pouvoir projeter sur un écran certains  lieux dans lesquels nous ferons évoluer nos personnages.

Nous avons également prévu de nous retrouver pendant tout un week-end au début des vacances de Pâques pour  travailler et mettre au point   ces différents aspects.

Au retour des vacances, fin avril, il ne nous restera  que quelques semaines pour peaufiner notre travail !




MARS 2011 :
Ce mois-ci, deux événements sont venus troubler le cours de notre atelier.

Tout d'abord, l'une d'entre nous est obligée d'arrêter pour des raisons de santé. Pilier de l'atelier depuis sa création, il y a quatre ans, elle nous manque et nous avons une pensée pour elle à chaque fois qu'elle aurait dû intervenir. Mais, comme le spectacle est une succession de monologues entrecoupés de quelques dialogues, les rôles qu'elle devait jouer ont été purement et simplement supprimés. Il reste, quand même, encore une soixantaine de personnages.

Ensuite, nous n'avons pas la possibilité de répéter et travailler sur la scène depuis le retour des congés de février.
En effet, le premier week-end d'avril a lieu un spectacle intitulé les «Song's d'une  nuit d'été», spectacle en allemand et en français  consacré à des chansons de Bertolt Brecht sur des musiques de Kurt Weill et  Hanns Eisler
Isabella Keiser, comédienne et chanteuse bilingue et Jean-Louis Mercuzot ont imaginé un dispositif scénique qui nécessite la transformation totale de l'espace du théâtre pour les quatre représentations prévues. Et eux aussi, bien que professionnels, ont besoin de répéter et mettre au point leur spectacle …

De ce fait, nous répétons depuis le début du mois dans le hall d'entrée, un espace qui n'est pas conçu pour cela. Chaque lundi soir, en arrivant, nous mettons donc en place les bancs, les chaises, les tables qui représentent les différents éléments du décor et nous permettent d'imaginer nos emplacements et nos déplacements sur scène, l'enchaînement des tableaux.

    Maintenant que chacun connaît le texte de ses  différents rôles, le véritable travail commence : recherche collective de la mise en scène sous la direction de Myriam Gabaut,  [qui de par son expérience est la mieux placée pour nous donner des indications], travail sur le texte, expression des intentions et des sentiments, gestuelle et costumes.

En effet, entre connaître son texte «par coeur», le réciter et le «donner» dans les habits du personnage, il y a une marge considérable qui fait tout l'intérêt de ce travail en atelier.

Pour cela, il y a une quinzaine de jours, nous sommes allés  en groupe chercher des vêtements. L'entrepôt  Emmaüs à Palaiseau  nous est apparu comme une solution pratique et peu onéreuse.  Un large choix de vêtements de toute nature sur des portants métalliques.
Nous n'étions d'ailleurs pas les seuls à avoir cette idée et d'autres participants à des ateliers théâtraux étaient là aussi pour fouiner et dénicher, qui une veste ou un pantalon, qui une robe, un chemisier, un manteau ou une jupe permettant de construire un personnage à des prix défiant toute concurrence, avec en plus le sentiment de faire une bonne action puisque ces vêtements, souvent donnés par des particuliers, sont ensuite triés, réparés si nécessaire, lavés, repassés et finalement revendus à très bas prix (une veste à 4 euros, un chemisier pour 2 ou 3 euros) et permettent de financer  une entreprise de solidarité.

Chaque lundi soir, nous découvrons ainsi de nouveaux costumes qui nous permettent de mieux «entrer» dans les personnages, de les «construire», de leur donner de la consistance et les faire vivre chaque semaine un peu mieux et un peu plus.

Le deuxième week-end d'avril, nous le passerons tous ensemble à approfondir et mettre au point le travail accompli depuis le mois d'octobre.

Car au retour des vacances de Pâques, il ne nous restera plus que peu de séances avant le «grand soir» !




AVRIL 2011 :
Lundi 4 avril : Un nouveau découpage
A notre arrivée, Myriam nous informe qu'elle a réfléchi  et envisage désormais  un nouveau découpage de la pièce,  ce qui signifie un nouveau dispositif scénique.
Jusqu'à présent, nous avions découpé le texte en une douzaine de tableaux, soit autant de lieux, bien que dans le texte écrit par Christian Rullier il n'y ait aucune indication. 
Les  seules précisions relatives aux personnages concernent leur sexe, presque toujours leur âge, très souvent leur apparence physique et vestimentaire et / ou l'époque à laquelle ils vivent ou ont connu le Fils, parfois leur profession  ou leur  lien avec le personnage central.
Myriam nous demande de relire tous ensemble la pièce et d'en identifier les moments les plus importants.
Un moment central est constitué par  l'enterrement du Fils.
Nous choisissons d'identifier quatre grands moments, donc quatre tableaux.
° Le premier met  en scène des personnages qui ne se connaissent pas les uns les autres et se rendent à l'enterrement ; tous s'apprêtent à prendre le train et évoquent à haute voix les souvenirs qu'ils ont du Fils.
° Le second tableau est l'enterrement lui-même, mais également le moment où d'autres aspects de ce personnage ambigu sont évoqués.
° Les deux autres se déroulent dans un lieu public, dont un bar, dans lequel chacun évoque le Fils qu'il a connu à un moment ou un autre de sa vie, dans des circonstances plus ou moins exceptionnelles, plus ou moins fortuites, contribuant ainsi à ''peaufiner'' le portrait, à en faire ressortir d'autres facettes. Mais peut-on vraiment connaître quelqu'un ?
    Ce travail de relecture occupe finalement les deux heures prévues pour l'atelier ; en outre, cette modification nous oblige à revoir toutes les  mises en place que nous avions élaborées et commencer à travailler.
Nous nous quittons, quelque peu ébranlés  dans nos certitudes et attendons le week-end suivant avec impatience pour y voir plus clair.

Week-end du 9 et 10 avril : Trois demi-journées conscrées au théâtre.
Entre le lundi soir et le samedi midi chacun a pu relire le texte, reprendre ses rôles et y réfléchir.
Une journée et demi de travail en commun ! Bien que ce soit juste au début des vacances scolaires de Pâques, c'est avec grand plaisir que nous retrouvons dès le samedi 13 heures pour travailler sur ce nouveau découpage et mettre au point une nouvelle scénographie.
Mais tout d'abord, scéance photo ! Chacun de nous enfile ses différents costumes et défile devant l'objectif : moment de plaisir et occasion  de découvrir les costumes auxquels chacun a pensé pour son personnage.
Ces différents portraits sont destinés à ponctuer le spectacle. La forme que cela prendra est encore imprécise. Mais les soixante personnages ont désormais un visage !
Une première façon de leur donner vie, de les faire exister, et une étape supplémentaire dans leur construction.
Désormais, toutes les répétitions se dérouleront en costumes.

Le travail de ces deux jours - entrecoupé par un repas pris en commun (une façon de consolider les liens qui nous unissent déjà) - est extrèmement fructueux.
Nous avons le sentiment d'avancer. Les tableaux prévus s'enchaînent  plus rapidement, le rythme est meilleur, les personnages se ''répondent''. Nous prenons peu à peu de nouvelles marques, élaborons ensemble une nouvelle mise en scène et choisissons les musiques qui vont ponctuer le spectacle
A la fin de l'après-midi du dimanche,  Myriam  ''demande grâce'' : son travail de metteur en scène, l'attention et la concentration que cela nécessite pour nous écouter, nous conseiller, nous suggérer des pistes dans le jeu ou l'interprétation, pour nous corriger éventuellement, l'ont épuisée. Bien que nous n'ayons abordé que les deux premiers tableaux, elle décide d'arrêter, car elle ne se sent plus en mesure de porter un regard suffisamment objectif et critique pour être efficace.
La suite au retour des vacances de Pâques.






MAI 2011 :
Lundi 25 avril : Retour de vacances.
Nous nous retrouvons le lundi de Pâques avec pour objectif de terminer ce que nous avons commencé durant notre week-end de travail.
Hélas, certains d'entre nous ont ''oublié'' de venir ou n'en ont pas eu la possibilité pour cause de vacances ou de week-end pascal.
C'est donc en effectif réduit que nous abordons les deux derniers tableaux et réfléchissons à la manière de les mettre en scène.

Lundi 2 mai : Le compte à rebours commence !
 Il ne nous reste plus que 7 séances.  Ce soir, premier filage.
Il s'agit de se rendre compte maintenant de la durée probable du spectacle, de son rythme, de bien régler nos entrée et sorties, de bien identifier les moments précis où nous devons intervenir.
Nous mettons rapidement en place le décor, enfilons nos costumes pour le premier tableau et commençons.

Les scènes se succèdent sous l'oeil attentif de Myriam. Elle nous écoute attentivement, ne fait aucun commentaire, prend des notes et chronomètre.
Aucun de nous ne doit commenter ou intervenir de quelque façon que ce soit afin de ne pas perturber : celui qui s'y risque est promptement remis à sa place  et prié de se taire !
Ni  encouragement aux partenaires, ni suggestions d'aucune sorte ! Chacun se doit d'être concentré !  Encore une fois, il ne s'agit pas ''d'être bon'' ou ''d'être mauvais'', il s'agit ''d'être juste'' dans son jeu.
Et puis, nous ne sommes pas des acteurs professionnels, nous sommes des participants à un atelier-théâtre.

Les hésitations, les inévitables ''trous de mémoire'' sont assez nombreux mais à dédramatiser : jouer en costume, penser à son texte et aux gestes à effectuer,  être à l'écoute de ses partenaires, sentir leur présence à ses côtés,  tout cela constitue une difficulté supplémentaire.
De même, les placements, les déplacements, les entrées en scène et sorties qui ont été modifiés, adaptés au nouveau découpage : tout doit être entraîné et répété de nombreuses fois avant que des automatismes ne se créent.

    Après plus de deux heures, le verdict tombe : le nombre de personnages (60) est trop élevé, le spectacle est trop long, il dure vraisemblablement plus d'une heure trente et manque de rythme par instant, certains rôles sont trop longs, parfois redondants. Tous ne sont pas encore parfaitement sus.

Il va falloir  ''trancher dans le vif'' et en supprimer quelques uns. Sur quels critères ?
° Ceux qui ont cinq rôles ou plus devront en sacrifier un de façon à ce que  la répartition soit équitable.
° Chacun de nous a pour consigne d'ici la prochaine séance de choisir le rôle auquel il est (serait) prêt à renoncer, choisir le personnage avec lequel il se sent le moins d'affinités.

Myriam a déjà son idée, mais elle ne nous la communiquera que la semaine prochaine.
Elle assumera alors pleinement son rôle de metteur en scène, le rôle  de ''chef'' qu'elle revendique, c'est elle qui choisira définitivement les rôles que nous jouerons.