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Les Raisins de la colère sont un même titre pour  deux chef-d'œuvres : le roman de John Steinbeck sur la Grande Dépression (1939), et le film qu'en a tiré John Ford (1940). Dans les années 70, l'émotion esthétique et humaine que l'on éprouvait était tempérée par la certitude  que le drame décrit appartenait définitivement au passé. Lire ou voir Les Raisins de la Colère aujourd'hui nous fait mesurer une incroyable régression historique : la même spéculation détruit l'économie réelle, les subprimes jettent sur les routes de nouvelles familles Joad. Rien ne semble avoir été appris, ni compris.
Pourtant, ce livre ou ce film, d'une rare violence pour l'époque, est un ouragan d'espoir. Tom Joad (Henri Fonda) a des yeux d'enfant blessé à rendre progressiste une militante du Tea Party. Le pasteur Casey (John Carradine) est littéralement consumé par sa flamme intérieure. Laissons parler Tom Joad :" [Casey] (…) disait qu'il avait découvert qu'il n'avait pas d'âme à lui tout seul. Il disait qu'il avait découvert que tout ce qu'il avait, c'était un petit bout d'une grande âme. Disait que le désert et la solitude, ça ne rimait à rien, à cause que ce petit bout d'âme c'était zéro s'il ne faisait pas partie du reste, s'il ne formait pas un tout(…). Maintenant, je sais qu'on ne peut arriver à rien tout seul." 
Relisons et revoyons Les Raisins de la Colère. Et cherchons partout, dans les journaux, les livres, les sites, les occasions d'une semblable  prise de conscience.


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