Et ailleurs ?





Nous ne sommes pas les seuls à subir de plein fouet les conséquences de la LRU et du désengagement de l'Etat. Plusieurs IUFMs sont menacés de fermeture — en attendant les antennes d'universités. Chacun se bat avec  ses moyens, son histoire, sa culture d'établissement. Mais pour les personnels qui voient leur vie bouleversée, pour  les étudiants qui se voient privés d'une formation de proximité,  la colère est identique.
Je vous donnerai sur cette page les informations dont je dispose.





Le centre de Gravelines  s'était déjà fortement mobilisé en 2009 contre les conséquences de la  mastérisation :

http://collectifiufm.canalblog.com/archives/2009/12/05/16040620.html

Il lutte aujourd'huipour empêcher sa fermeture.

Action des collègues de Gravelines, site menacé de fermeture

Menace de fermeture, formation inadaptée : le blocage de l'IUFM de Gravelines a été reconduit

vendredi 18.02.2011, 05:10 La Voix du Nord

 Hier matin, les étudiantes de l'IUFM de Gravelines ont bloqué lerond-point de Loon-Plage pour distribuer des tracts. PH J.-C.BAYONHier matin, les étudiantes de l'IUFM de Gravelines ont bloqué lerond-point de Loon-Plage pour distribuer des tracts. PH J.-C.BAYON

|  ON EN PARLE |

Les usagers du CD601 (ex-RN1) entre Dunkerque et Gravelines ont dû prendre leur mal en patience, hier matin.

 

De 7 h à 9 h, les étudiants de l'IUFM de Gravelines, en grève depuis lundi, ont en effet bloqué la circulation à hauteur du rond-point des hôtels, à Loon-Plage. Motifs de leur courroux : la fermeture annoncée de l'établissement en 2012 et le contenu inadaptée de leur formation de professeur des écoles.

Rédigé sous forme de questionnaire, le tract distribué durant toute la semaine aux parents et aux futurs étudiants de l'IUFM résume parfaitement les préoccupations des 180 étudiants de l'établissement. La première question est adressée aux parents : « À qui confieriez-vous vos enfants ? 1/ Un professeur qui n'a jamais vu d'élèves ? 2/ Un professeur diplômé mais qui n'a pas eu de formation ? 3/ Une ribambelle de remplaçants ? 4/ Un professeur expérimenté (réponse barrée sur le tract, mais qui est bien évidemment la bonne) ».

Autre question, posée cette fois aux futurs étudiants désireux de devenir professeur des écoles : « Où irez-vous suivre votre formation ? 1/ À Outreau, soit 1 h en voiture (sans bouchon) ? 2/ À Villeneuve d'Ascq, au choix : en train-métro-bus, soit 1 h 30 (sans grève), ou en voiture, soit 2 h (avec bouchons) ? 3/ À Gravelines (réponse là encore ironiquement barrée), fermeture prévue en 2012 ? » Plus de professeur expérimenté et plus d'IUFM : voilà donc résumés les deux motifs de colère des étudiants gravelinois, qui exigent « une formation de qualité et de proximité ».

Refonte et fermeture

Le contenu inadapté de la formation, d'abord. « Non seulement notre formation est chargée, mais en plus, elle est complètement inadaptée car elle manque de pratique », résument Julie, Vanessa et Céline, étudiantes en deuxième année de Master Sciences des métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation (SMEEF), diplôme qui a suivi une refonte à la dernière rentrée de septembre. « Par exemple, illustre Vanessa, certains étudiants ont effectué des stages de deux jours sans voir le moindre enfant ! » Deuxième revendication : le « non » à la fermeture de l'IUFM, qui avait été créé en 1985 sous l'impulsion d'Albert Denvers. « Cette annonce, faite il y a trois semaines, a vraiment un côté pervers, estime Julie. En effet, comment voulez-vous inciter un étudiant à venir s'inscrire en septembre 2011 si on lui dit que l'IUFM va fermer un an plus tard ? Et qui dit moins d'inscriptions dit motif tout trouvé pour justifier la fermeture de l'IUFM. » Au-delà des étudiants eux-mêmes, une telle annonce inquiète bien sûr le personnel administratif et technique (huit salariés) de l'établissement. « Que va-t-on devenir ? », s'interrogent Bernard, Sandrine et Didier. « Notre IUFM, reprend Bernard, est rattaché à l'Université de l'Artois, à Arras. En clair, si notre établissement ferme, nous serons obligés de partir là-bas, ce qui est moralement et financièrement impossible. » Pourquoi moralement ? « Parce que nous avons notre vie et nos familles ici », répond Bernard. Financièrement ? « Parce qu'on ne se voit pas faire la route tous les jours ou prendre un logement à la semaine, nous aurions un manque à gagner », répond l'adjoint technique de l'IUFM.

Et Bernard d'ajouter : « Selon notre statut, nous sommes liés à l'enseignement supérieur et ne pouvons donc pas rejoindre un collège ou un lycée.

Or, une université, ce n'est pas comme une boulangerie, ça ne se trouve pas à chaque coin de rue ».

Après avoir bloqué le rond-point de Loon-Plage hier matin, les étudiants de l'IUFM de Gravelines ont tenu une assemblée générale et voté la prolongation du blocage de l'établissement jusqu'à ce soir. « Nous tiendrons une nouvelle AG le jour de notre rentrée, le lundi 28 février, pour déterminer la suite à donner à notre mouvement », conclut Lydie, une autre étudiante de l'IUFM. À suivre, donc. •

OLIVIER DUFOURG

UFM de Gravelines : les étudiants reconduisent la grève jusqu'à vendredi


  • IUFM de Gravelines : les étudiants reconduisent la grève jusqu'à vendredi

    mardi 01.03.2011, 05:08 - La Voix du Nord

     En grève depuis le 14février, les étudiants protestent, entre autres, contre la fermeture annoncée de l'IUFM.PHOTO «ARCHIVES» En grève depuis le 14février, les étudiants protestent, entre autres, contre la fermeture annoncée de l'IUFM.PHOTO «ARCHIVES»

    |  COLÈRE |

    En grève depuis le lundi 14 février (lire notre édition du 18 février), les étudiants de l'IUFM de Gravelines ont reconduit hier, à l'issue d'une assemblée générale, leur mouvement de grève jusqu'à vendredi. Outre le contenu d'une formation qu'ils jugent inadaptée (manque de pratique, notamment), les 180 étudiants protestent également contre la fermeture annoncée de l'établissement à l'horizon 2012. Une nouvelle assemblée générale est programmée aujourd'hui pour déterminer d'éventuelles actions comme celle du jeudi 17 février, organisée au rond-point des hôtels de Loon-Plage, où les étudiants avaient distribué des tracts aux automobilistes. •